I -
SYNDROME SEC
II - LARMOIEMENT
EXCESSIF
I - SYNDROME SEC
La baisse des secrétions lacrymales est fréquente chez les personnes âgées, responsable d'une sécheresse oculaire, aggravée par un ectropion, ou au contraire, compensée par une imperméabilité des voies lacrymales. La sécheresse oculaire est marquée par une sensation de picotement, de sable ou de corps étranger. La principale complication est la kératite ponctuée.
L'analyse d'un œil atteint de syndrome sec commence par la recherche de médicaments tels les neuroleptiques, antihistaminiques ou antidépresseurs tricycliques. On cherchera également un syndrome de Gougerot-Sjögren.
L'œil est ensuite soumis à un examen quantitatif d'humidification par dépôt d'une bandelette de papier filtre sur la surface de l'œil ( test de Schimer ). Ce test mesure également le temps nécessaire à l'apparition de taches sèches après dépôt de fluorescéine sur la surface de l'œil. La prise en charge varie selon le cas On utilisera tout d'abord des larmes artificielles ( nous vous conseillons la présentation en dose unique ), puis des gels ophtalmiques qui offrent une pénétration plus lente mais plus efficace pour les syndromes avancés. A un stade encore plus avancé le chirurgien peut vous proposer la pose de bouchons de silicone au niveau des deux sorties lacrymales mais cette technique est parfois confrontée à des infections ou des problèmes de rejets.
II - LARMOIEMENT EXCESSIF
Le larmoiement excessif est fréquent dans des situations telles que le froid, le vent, la fumée de cigarette…
Ces cas nous arrivent à tous mais il existe cependant des cas ou l'œil répond à une sécheresse oculaire relative. La plupart du temps ce diagnostic se révèle bénin et passager. Si l'examen révèle un ectropion, le médecin vous indiquera la marche à suivre ( séchage, tamponnement ).
Dans le plus gênant des cas ce trouble des larmes peut être le signe d'une infection bactérienne chronique : une dacryocystite.